Marc-André Larouche

Portrait d’un enseignant en Jeux vidéo

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le 13 avril 2018

Entretien avec Marc-André Larouche, enseignant au Collège LaSalle dans le programme Techniques de l’informatique – Programmation en jeux vidéo.

Pourriez-vous décrire brièvement votre parcours dans l’industrie du jeu vidéo?

«J’ai débuté ma carrière dans l’industrie, dès ma sortie de l’université. Je me considère très chanceux d’avoir pu décrocher un poste très convoité de concepteur de jeux pour une division d’Ubisoft, à Québec.

Après quelques années, je me suis installé à Montréal. J’ai continué à travailler comme concepteur, puis comme chef concepteur pour Gameloft. J’ai participé à la création de la franchise Modern Combat ainsi qu’à un jeu de la série Asphalt.

Depuis 2010, je suis chargé de cours au Collège LaSalle pour les étudiants inscrits en développement de jeux vidéo.

J’ai également publié un livre sur l’engin de jeux Unity tout en continuant à produire des jeux indépendants, à mon compte.»

Que pensez-vous de la situation de l’industrie du jeu vidéo à Montréal, cette fameuse «plaque tournante»?

«Je trouve ça vraiment excitant, parce qu’il y a beaucoup de talents chez nous. Le fait que l’on puisse trouver du travail auprès de différents employeurs rend la situation plus sécurisante pour quelqu’un qui veut travailler dans le domaine et qui décide de faire des études en jeux vidéo.»

Quelles sont les particularités d’un emploi dans cette industrie? Est-ce aussi intense que ce que nous entendons?

«C’est vrai qu’il y a des périodes de crunch time où l’on doit investir plus de temps dans le travail, dépendamment des employeurs et de l’ampleur du projet. 

On peut alors passer quelques semaines, voire quelques mois à faire des heures supplémentaires. Les employeurs sont conscients de la réalité et de la compétition, alors ils offrent souvent des bonis en fin de projet pour dédommager les employés.

Dans l’ensemble, on s’y adapte facilement quand on aime ce que l’on fait. L’impact des jeux, une fois lancés, apporte une satisfaction qui n’a pas de prix.»

Quels sont les défis pour un étudiant qui souhaite se lancer dans une telle carrière?

«Savoir se démarquer c’est toujours difficile quand il y a beaucoup de candidats qui postulent pour un poste en particulier. C’est pourquoi il est important de se mettre en valeur avec un portfolio de projets personnels.

Avoir un bon réseau de contacts dans l’industrie est également un plus. Il y a beaucoup de postes qui sont pourvus grâce à des recommandations faites par les autres employés.

LinkedIn est aussi un bon endroit pour se faire connaître des recruteurs potentiels et découvrir la liste des postes offerts.»

Si vous aviez un mot à dire à vos étudiants, quel serait-il?

«Je dirais : passionné. Si vous l’êtes, cela va paraître dans votre travail et vos actions. Les gens passionnés participent à des forums de discussions, créent des prototypes, des scripts et des mods de jeux existants. Ça apporte de la crédibilité aux yeux de l’industrie.

Une fois embauché, ce sont les gens les plus passionnés qui vont se démarquer naturellement et faire leur place dans une entreprise.»

 

Entrevue réalisée par Alexandre Dufferne.

Gestion et technologies
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2018