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La mode qui dérange: rencontre avec ceux qui défient les règles

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le 17 avril 2019
Le 26 mars dernier, l’École internationale de mode, arts et design du Collège LaSalle a rassemblé des acteurs de la mode qui défient les règles, lors du panel «La mode qui dérange» (Fashion Disruptors).

Animée par Debbie Zakaib, directrice générale chez mmode, cette discussion bilingue a permis une incursion dans l’univers excentrique des créateurs de Matières fécales, de la styliste et designer Rosalie R. Lemay ainsi que d’Estelle Gervais, rédactrice en chef du magazine THEFINEPRINT.

Le controversé duo derrière la marque Matières fécales (aussi connue sous le nom de Fecal Matter) est composé des anciens étudiants Hannah Rose Dalton et Steve Raj Bhaskaran. Récemment vu dans Vogue, entre autres, cette marque multidisciplinaire au look bien particulier ne laisse personne indifférent. 

Lors du panel, ils ont notamment abordé leur démarche créative fort songée, qui part d’une réflexion profonde sur la nature humaine et la société. Ils ont également partagé la genèse de Matières fécales qui s’est opérée pendant leur passage en Design de mode au Collège LaSalle. 

Tout le projet y est décidé: type de vêtements, fourchette de prix, marketing… «Beaucoup des cours de marketing suivis au Collège LaSalle nous ont grandement aidés: jusqu’ici, nous avons été capables de financer nos projets nous-même.»

Farouchement opposé au fast fashion, le duo promeut une approche critique envers la consommation.

Après plusieurs années à confectionner ses propres costumes et vêtements Rosalie R. Lemay, quant à elle, crée Pretend Play, la marque qui englobe sa passion pour le slow fashion, l’esthétique punk DIY, le club culture, l’avant-garde et le streetwear.

La théâtrale Rosalie, celle qui habille Hubert Lenoir, La Bronze, Cœur de pirate et Jay du Temple, construit à partir de trouvailles vintages des morceaux uniques qui brisent les standards sociaux. Partir d’un canevas vierge? Non merci! Un élément possédant une histoire est une source beaucoup plus abondante de créativité, selon elle.

Mais il n’est pas toujours facile d’être comprise, ici: «Au Québec, les gens sont encore confortables. Ils ont peur de sortir de leur zone de confort.»

«Il existe un complexe québécois: il faut être connu à l’étranger pour être reconnu par ses pairs au Québec», de renchérir Estelle Gervais.

Elle est la fondatrice et rédactrice en chef de THEFINEPRINT, un magazine imprimé qui traite de mode et d’art tout en abordant des sujets culturels et de société sous un angle critique. Fondé en 2015, il a acquis une telle popularité qu’il est maintenant distribué dans plus de 10 pays. Joli succès pour celle de qui on se moquait de choisir un médium en voie de disparition.

«Devenir ami avec ses enseignants, des fois, ça paye!» de lancer Estelle, qui a lourdement collaboré avec Milan Tanedjikov, son enseignant alors qu’elle était étudiante au Collège LaSalle.

À leur manière, ces individus défient les règles de ce qui est acceptable socialement à travers cette forme d’art qu’est la mode. Ils provoquent, font jaser, font réfléchir. Ils prouvent que cette industrie reste en constante évolution!

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